Les principales crises auxquelles se préparer en tant que DSI ou service Informatique

Aujourd’hui, un système informatique qui tombe, ce n’est plus un simple incident technique. C’est souvent une crise business, humaine et parfois juridique. En tant que DSI ou responsable informatique, ton rôle ne se limite plus à “faire tourner les outils”, mais à anticiper les coups durs. Voici les principales crises IT à connaître pour ne pas les subir… et surtout savoir quand s’entourer.

Cyberattaques et ransomwares

Les cyberattaques ne visent plus uniquement les grands groupes. PME, ETI, collectivités : tout le monde est concerné. Ransomware, phishing, vol d’identifiants, les scénarios sont désormais industrialisés. Le vrai problème n’est pas l’attaque en elle-même, mais l’impréparation : absence de supervision, sauvegardes mal conçues, procédures floues. Quand la crise arrive, le stress monte et les décisions deviennent confuses. Anticiper passe par une vraie stratégie de cybersécurité, des audits réguliers et des plans de réponse clairs. Très souvent, un prestataire spécialisé apporte le recul, les outils et l’expérience terrain qui manquent en interne pour réagir vite et limiter les dégâts.

Pannes majeures et indisponibilité des systèmes

Une panne critique, c’est parfois plus violent qu’une cyberattaque. ERP inaccessible, messagerie hors service, applications métiers à l’arrêt : l’entreprise tourne au ralenti, voire s’arrête complètement. Ce type de crise révèle souvent une dépendance excessive à une infrastructure mal redondée. Sans PCA ni PRA testés sérieusement, la reprise devient improvisée. Le vrai enjeu ici, c’est la continuité d’activité. Identifier les services critiques, prévoir des scénarios réalistes et tester régulièrement les procédures. Beaucoup de DSI sous-estiment l’effort nécessaire. Un accompagnement externe permet souvent de structurer une approche pragmatique et réellement opérationnelle.

Perte ou corruption des données critiques

La donnée, c’est le carburant de l’entreprise. Quand elle disparaît, se corrompt ou devient inutilisable, tout s’enraye. Facturation bloquée, données clients perdues, historique effacé… Les causes sont multiples : attaque, erreur humaine, panne, sauvegarde défaillante. Le piège classique ? Penser être protégé sans jamais avoir testé une restauration. Une vraie stratégie de sauvegarde des données repose sur la redondance, l’isolation et la vérification régulière. Ce sujet est souvent mal maîtrisé en interne. Faire auditer ses sauvegardes par un expert externe permet d’éviter de découvrir les failles le jour où il est déjà trop tard.

Non-conformité réglementaire (RGPD, NIS2, ISO…)

La conformité n’est plus une option. RGPD, NIS2, exigences sectorielles : la pression réglementaire augmente et les sanctions aussi. Une non-conformité peut transformer un incident mineur en crise majeure, avec amendes, mauvaise presse et perte de confiance. Pour un DSI, le défi est double : sécuriser techniquement tout en documentant correctement les pratiques. Beaucoup d’entreprises pensent être conformes sans l’être réellement. Audit, cartographie des données, gouvernance IT claire… Ces sujets demandent du temps et une expertise pointue. S’appuyer sur un prestataire spécialisé en conformité informatique permet de gagner en sérénité et en crédibilité face aux autorités.

Défaillance des prestataires ou fournisseurs IT

Quand un prestataire clé tombe, c’est toute la chaîne qui vacille. Hébergeur indisponible, éditeur silencieux, infogérant dépassé : la crise devient rapidement incontrôlable si aucune alternative n’est prévue. Trop souvent, les contrats sont signés sans réelle réflexion sur la réversibilité ou les plans de secours. En situation de crise, on découvre les angles morts. Le rôle du DSI est d’anticiper ces dépendances, de diversifier les risques et de sécuriser les engagements. Un regard externe aide à auditer les contrats, challenger les fournisseurs et bâtir une stratégie plus robuste face aux défaillances possibles.

Obsolescence du système d’information

Un SI vieillissant, c’est un risque silencieux mais permanent. Logiciels non maintenus, systèmes non patchés, infrastructures dépassées : chaque jour augmente la probabilité d’incident. L’obsolescence génère des failles de sécurité, des pannes récurrentes et une perte d’agilité métier. Le problème, c’est qu’elle s’installe progressivement, sans alerte franche. Une crise survient souvent brutalement. La clé, c’est l’anticipation via des audits réguliers et une roadmap claire de modernisation. Faire appel à un prestataire expérimenté permet d’éviter les décisions précipitées et de prioriser intelligemment les investissements.

Mauvaise gestion des accès et des identités

Les accès sont la porte d’entrée de presque toutes les attaques. Comptes partagés, droits excessifs, mots de passe faibles : ces pratiques sont encore trop courantes. Une mauvaise gestion des identités peut mener à des intrusions invisibles, longues et destructrices. Le principe du moindre privilège, l’authentification forte et la traçabilité ne sont pas des options. Pourtant, ces projets sont souvent complexes à déployer seuls. Un accompagnement externe permet de mettre en place une gestion des identités et des accès efficace, sans bloquer les utilisateurs ni ralentir l’activité.

Crises liées au télétravail et à la mobilité

Le télétravail a apporté de la flexibilité… et beaucoup de nouveaux risques. Connexions non sécurisées, ordinateurs personnels, outils cloud non validés : le périmètre du SI s’est élargi sans toujours être maîtrisé. Résultat : fuites de données, compromissions de comptes, non-respect des politiques internes. Le DSI doit repenser la sécurité autour des usages réels, pas théoriques. VPN, MDM, règles claires et accompagnement utilisateur sont essentiels. Un prestataire spécialisé aide souvent à trouver le bon équilibre entre sécurité, performance et adoption par les équipes.

Erreurs humaines et manque de sensibilisation

La majorité des incidents de sécurité commencent par une erreur humaine. Un clic, un mot de passe partagé, une mauvaise manipulation. Le problème n’est pas la faute, mais le manque de sensibilisation. Sans formation régulière, les utilisateurs deviennent des cibles faciles. Une crise issue d’une erreur humaine révèle souvent une faille organisationnelle. Sensibilisation, exercices pratiques, simulations d’attaques : ces actions doivent être continues. Externaliser ces dispositifs permet d’apporter un discours neutre, pédagogique et plus impactant que de simples rappels internes.

Absence de plan de gestion de crise informatique

Quand la crise arrive, il est déjà trop tard pour s’organiser. Sans plan clair, les décisions sont lentes, la communication brouillonne et les responsabilités floues. Qui décide ? Qui informe ? Qui agit ? L’absence de plan de gestion de crise informatique transforme un incident technique en chaos organisationnel. Anticiper, c’est définir des scénarios, des rôles et des procédures testées à froid. Ce travail est souvent repoussé faute de temps. Un accompagnement externe permet de structurer rapidement un plan réaliste et de tester l’entreprise avant le vrai choc.

Pour conclure

Les crises informatiques font désormais partie du quotidien des entreprises. La question n’est plus “si”, mais “quand”. Un DSI préparé, c’est un DSI qui anticipe, structure et sait s’entourer des bonnes compétences. Tout gérer en interne est rarement réaliste face à la complexité actuelle. Audit, cybersécurité, conformité, continuité d’activité : faire appel à un prestataire qualifié, c’est gagner du temps, de la sérénité et de l’efficacité. La meilleure crise reste celle que l’on a su éviter… ou maîtriser.