Les meilleurs architectes d’intérieur à Paris en 2026

Appartement haussmannien à Paris au style mix and match luxueux

Paris confirme plus que jamais son statut de capitale mondiale de la haute décoration, où l’histoire des lieux se frotte à une modernité audacieuse. Choisir un architecte d’intérieur en 2026 ne se résume pas à trouver un décorateur, mais à identifier un créateur capable de restructurer l’espace et d’insuffler une âme singulière à un bien immobilier. Cette sélection Picadilist isole les six signatures les plus influentes du moment, celles qui définissent les standards du luxe résidentiel et de l’hospitalité parisienne.

Laura Gonzalez, la virtuose du mix and match

Figure incontournable de la scène parisienne, Laura Gonzalez a définitivement enterré le minimalisme clinique pour imposer un style foisonnant et chaleureux. Son talent réside dans sa capacité à télescoper les époques et les motifs sans jamais frôler la faute de goût, créant des intérieurs qui semblent avoir toujours existé. Que ce soit pour des résidences privées dans le 16ème ou des lieux iconiques comme le Saint James, elle travaille la matière, le tissu et la céramique avec une gourmandise visuelle rare. C’est le choix idéal pour ceux qui refusent les intérieurs « magazines » aseptisés et cherchent une personnalité forte, ancrée dans un art de vivre à la française revisité.

Joseph Dirand, le maître de l’épure graphique

À l’opposé du spectre, Joseph Dirand reste le sommet indétrônable du chic parisien rigoureux et architectural. Son approche est d’abord celle de la lumière et du volume : il sculpte l’espace avec des lignes noires graphiques et des marbres aux veinages spectaculaires qui deviennent les véritables œuvres d’art du lieu. Ses réalisations, reconnaissables à leur palette monochrome et leur sophistication froide, vieillissent sans prendre une ride, témoignant d’une quête obsessionnelle d’intemporel. Faire appel à son studio, c’est investir dans une architecture intérieure qui valorise structurellement le bâti, avec une élégance presque cinématographique.

Hugo Toro, le conteur d’atmosphères

Franco-mexicain, Hugo Toro s’est imposé en 2026 comme l’architecte de la texture et de la narration, refusant de dupliquer une recette unique. Il aborde chaque chantier comme un scénario de film, dessinant lui-même une grande partie du mobilier pour créer des espaces enveloppants, souvent marqués par des bois sombres, des velours profonds et des jeux de lumière tamisés. Son travail sur les restaurants Gigi ou ses récents projets résidentiels rive gauche prouve sa capacité à créer une intimité immédiate, loin des conventions. C’est l’architecte des lieux qui ont une « gueule », privilégiant l’émotion et le sensoriel à la simple démonstration technique.

Fabrizio Casiraghi, l’esthète de l’harmonie

L’italien le plus parisien de la liste apporte une sensibilité vénitienne qui séduit une clientèle en quête de douceur et d’érudition. Sa force est de savoir marier des pièces d’antiquaires, des laques précieuses et des objets de curiosité dans des agencements modernes, évitant l’écueil du « total look » contemporain. Il ne cherche pas la perfection lisse, mais une forme de nonchalance sophistiquée, où chaque objet semble avoir été chiné au fil des voyages. Ses intérieurs respirent une culture classique digérée et modernisée, parfaits pour des appartements haussmanniens nécessitant une relecture subtile mais radicale.

Studio KO, les sculpteurs de matière

Le duo formé par Karl Fournier et Olivier Marty (Studio KO) continue de dominer le marché avec une approche brute et sensuelle, privilégiant la vérité des matériaux. Loin des effets de mode, ils utilisent le béton, la pierre, le bois massif et le métal pour créer des espaces monacaux mais luxueux, où l’œil n’est jamais agressé. Leur style, qui a séduit la famille Saint Laurent, s’adapte aussi bien à un loft industriel dans le Marais qu’à un hôtel particulier, avec toujours ce souci de l’alignement et de la lumière naturelle. C’est une architecture d’intérieur tactile, faite pour être touchée autant que regardée, qui privilégie l’essentiel.

Festen Architecture, les rénovateurs de la mémoire

Charlotte de Tonnac et Hugo Sauzay incarnent l’élégance discrète, celle qui ne cherche pas à effacer le passé mais à le sublimer. Leur philosophie consiste à écouter le bâtiment existant pour en révéler les structures originelles, qu’ils confrontent ensuite à un mobilier contemporain très pointu. Pas d’esbroufe chez eux, mais une justesse des proportions et une palette de couleurs naturelles qui apaisent immédiatement l’esprit. Ils sont particulièrement recommandés pour les rénovations lourdes de lieux chargés d’histoire, où l’enjeu est de moderniser les flux et le confort sans trahir l’âme des vieilles pierres.